
A propos
Bachelor of Fine Arts option peinture (BFA-2001) de la prestigieuse Parsons School of Design-New School University de New-York, Anne Beigbeder Sollis enseigne la peinture en milieu indien dans le bidon-ville de « pueblo joven » au Pérou, et participe à la création de la Maison de la culture ’YACHAYHUASI’ pour la promotion des arts et de la culture indienne. Elle enseigne par la suite le dessin et la peinture bénévolement àl’orphelinat ‘Los Brasos’ en République Dominicaine, après un passage à Montréal au Canada, les expos s’organisent, New York, Shanghai, Bangkok, Espagne (Exposition collective dans la cadre du congrès international sur la violence faite aux femmes), Grèce, Paris, Biarritz (avec Bartholomé Togo, Omar Ba, en collaboration avec Philippe Djian) et Bruxelles. La transmission de l’art reste essentiel dans sa vie et enseignera à Bayonne-Biarritz-Anglet et à Bruxelles dans les différentes et prestigieuses écoles Européennes de la capitale belge, mais également dans des écoles à discrimination positive. Accueil primo arrivant. Anne Beigbeder Sollis travaille sur sa prochaine exposition qui aura lieu cette année.
Anne Beigbeder Sollis. Dark Curriculum
Anne Beigbeder Sollis est née le 28 décembre 1974 à Toulouse, elle est blonde de nationalité française et américaine.
A quatre ans Anne Beigbeder Sollis rate son Flocon parce qu’elle n’a pas compris l’épreuve, mais quelques années plus tard elle obtient son Cabri ( le Cabri c’est juste
avant le Chamois).
Anne Beigbeder Sollis ne gagnera jamais le concours de déguisement du Club des canards de Guéthary.
En Maternelle, Anne Beigbeder Sollis, une touffe de cheveux dans la main gauche et des ciseaux à bouts ronds dans la main droite, la Maitresse lui dit:
« Anne-Emmanuelle qu’as-tu fait aux cheveux de Laetitia Morelli ? »
Anne Beigbeder Sollis répond : « Je ne sais pas, c’est pas moi. »
Aujourd’hui elle dit ne pas comprendre ce qui s’est passé.
A la même époque, la mère d’Anne Beigbeder Sollis la trouve à la fenêtre de l’appartement, contemplant, trois étages plus bas (sur les verrières des éditions Grasset), Noiraud, le petit chat de la maison.
Sa mère lui demande: « Anne-Emmanuelle qu’as-tu fait à Noiraud? »
Anne Beigbeder Sollis répond : « Je ne sais pas, c’est pas moi. »
Aujourd’hui, elle dit ne pas comprendre ce qu’il s’est passé.
Anne Beigbeder Sollis passe ses étés chez son père dans le Connecticut, il lui fait découvrir les forêts, les lacs et légendes amérindiennes.
Elle est « baptisée » Wawatusee, qui veut dire vert luisant.
Cette vie dans les bois provoque chez elle une phobie mêlée de fascination pour les insectes de grande taille. Seul le vers luisant gardera une aura sympathique .
A treize ans, elle sera très triste d’apprendre que les elfes et les licornes n’existent pas. Anne Beigbeder Sollis continue sa scolarité au lycée Fénelon (Paris 6eme) mais pas longtemps. Elle obtient son bac.
Nous vous épargnons les dérives de l’adolescence…
Anne Beigbeder Sollis peint à la Glycéro dans sa chambre une murale de 3m par 6m.
Sa mère lui dit : « Anne-Emmanuelle c’est beau, mais ça sent fort. »
Elle décide de partir à New York et intègre la Parsons School of Design – New school for Social Research. Quatre années durant lesquelles elle comprend enfin pourquoi elle est là et ce qu’ elle y fait.
Adulte, diplômée de cette prestigieuse école, Anne Beigbeder Sollis est toujours blonde, elle a de grandes jambes, elle est bilingue.
Suivant les conseils de son petit copain elle passe le concours d’Hôtesse de l’air chez Air France « comme ça on voyagera gratuitement », mais elle échoue parce qu’elle ne comprend pas l’épreuve psychotechnique.
Cette fois-ci, elle dit : « j’m’en fous. »
Car Anne Beigbeder Sollis Peint: du sang, de la viande, du violet électrique.
Du sang coagulé. Des papillons qui rongent la barbaque.
Des papillons qui ont des ailes, pour se sauver.
Naissance étrange d’un être issu d’un morceau d’entrailles.
Naissance d’un animal ensanglanté et taché.
Viol et décharnement de la matière devenue insecte donc tout petit à écraser.
Volonté de renaître même tachée et meurtrie. Le sang est noir comme la mort.
Abandon…
Abandon peut-être, mais renaissance à Bruxelles ou elle s’installe avec sa petite famille, sur un coup de tête, après avoir vu un documentaire sur les belges a la télé. Ils ont l’air sympas, libres et accueillants. Anne n’est pas toujours concentrée, mais elle a des intuitions.
C’est en passant son master à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, qu’un de ses professeurs, un peu joueur/provocateur lui propose de faire peau neuve, d’oublier la noirceur de ses œuvres à l’huile et de s’ouvrir à un nouveau terrain de jeu. Excitée, défiée, la proposition la stimule, la libère. « Je ferai du dessin et ne servirai plus mes tripes au public ». C’était le contrat.
Anne, même en Belgique, est toujours blonde, et c’est avec un bébé dans un bras, un bic dans l’autre qu’elle se lance à corps perdus dans le dessin. Petits formats au début, et de plus en plus grands par la suite, tellement grands, qu’elle ne découvrira ses œuvres complètes qu’une fois accrochée pour une exposition. Ses œuvres se compose d’une dizaine de feuilles de100x70cm, superposées, sur 3,5 mètre de haut. la séparation, remplace la déchirure, tout comme le Bic remplace la peinture. Tous les morceaux sont entiers… mais certains plus que d’autres.
Anne sera blonde toute sa vie,
quand elle veut consciemment quelque chose, elle ne l’obtient pas ; en revanche, si elle se laisse porter, libre, absente, elle arrive à ses non-fins. Elle ne pense pas droit, ne dessine pas droit, n’écrit pas droit, tout est dans la suggestion, la, lisibilité, le chaos et l’inconscience. Ce qui la fascine est illogique, irréel, c’est le déroulement aberrant d’un événement logique, réel humain, inscrit dans le temps et qui vous bouleverse. Elle aime cette idée d’énergie dépensée à perte.
Entre-temps, Anne a passé son flocon sur un simulateur, elle se déguise à sa guise à travers le monde, a fait des œuvres avec des cheveux (peut-être même avec ceux de Laetitia Morelli), elle a des animaux, mais pas de chats, parce qu’ils ne volent pas bien, prends l’avion assise dans un fauteuil comme tout le monde, c’est pour cela qu’ elle a toujours d’aussi longues jambes, la blondeur de ses cheveux vire au blond vénitien.
Elle se sent toujours aussi isolée que dans le rêve d’un inconnu.
Aujourd’hui encore, elle dit ne pas comprendre ce qui se passe.
‘L’enjeu est la part d’inconscient dans une œuvre d’art’.
Quand Anne Beigbeder Sollis veut consciemment quelque chose, elle ne l’obtient pas, en revanche, si elle se laisse porter, s’abandonner, elle arrive à ses non-fins. Elle travaille ces moments d’absence mêlant intuition et mysticisme et transforme l’extraordinaire dans les choses ordinaires, la part infinie dans ce qui est censé être fini. Les thèmes sont plus Légers, son outil de travail aussi, elle adopte le bic 4 couleurs, Anne Beigbeder Sollis aime les grands formats composés de feuilles superposée et assemblée tel un puzzle, ou plutôt une déchirure, mais plus esthétique, fragilité mise à nue…. Plus on regarde, plus on voit.
La question est de savoir ce que l’on voit dans ce que l’on regarde.
C’est de l’ordre physique, philosophique, méditatif aussi, ‘Si l’on me donnait une feuille blanche, je serais en peine de trouver quoi en faire. J’ai besoin du réel, de l’observation’, paradoxalement elle avance à l’aveugle. Son dessin est intuitif, instinctif, libéré de toute contrainte académique, elle ne dessine plus, elle écrit ses tableaux, le rapport au temps et la distance sont indissociable . Ses grands formats, sortes de ‘vanités’ à grande échelle, vitraux gothiques contemporains, illisibles et chaotiques de près, deviennent limpides en s’en éloignant. Fascinant intérêt pour le formatage, domination symbolique, soumission? Pour comprendre ses œuvres il faut prendre du recul, comme dans la vie.
Anne Beigbeder Sollis ne pense pas droit, ne dessine pas droit, n’écrit pas droit, tout est dans la suggestion. Elle aime cette idée de l’énergie dépensée « à perte ».
Le dessin devient écriture, et souligne l’aspect narratif et symbolique de son travail. Chaque trait, chaque couleur, devient un mot dans une langue personnelle qu’elle invente. Cette fragilité apparente devient une source de force et de poésie.Anne Beigbeder Sollis s’approprie l’espace et donne forme à ses pensées, une sensation de profondeur et de durée ou. Le temps semble s’étirer, l’espace se dilater.
2023 – Chesterfield, Paris Design Week, Bienvenue Design, Hotel La Louisiane
2022 – Elle, Cube Gallery, Patras,Grèce
2017 – Vivant, Hôtel Bouriennes, Paris
2017 – Zoocryptage, Crypte Sainte Eugénie, Biarritz (group show avec Bartholomé Togo, Omar Ba, en collaboration avec Philipe Djian).
2016 – A night with Miki, Marienia, Guéthary (résidence 1mois)
2016 – Vivant, Hotel Bourrienne, Paris
2016 – 4 couleurs, Eglise Saint Merry, (solo) Paris
2013 – Moite, moite, moite, Espace13, Bruxelles(solo)
2012 – Moite, moite, moite, Musée de Guéthary, France (solo)
2010 – End of Education, Recyclart, Bruxelles (group show).
2009 – De Genero, Ernest Lluch Kultur Etxea, San Sebastian, Espagne.
(exposition collective dans le cadre du congrès international sur la violence faite aux femmes.)
Réalise l’Affiche, l’invitation et la première de couverture du programme.
2008 – Blue Bruise, Carré Bonnat, Bayonne, France.
2006 – Novart , Biennale de Peinture, Bordeaux (group show)
2002 – Space Contemporary Gallery, Bangkok (duo)
2001 – Galerie Artitude, Paris (group show)
2002 – La Coupole Montparnasse, Paris (solo)
2001 – Shangshan Art Centre, Shanghai (group show)
1998 – Current under-current, Brooklyn Museum , USA
1998 – Parsons Gallery, New York, NY. USA (group show)
2019 – 2022– Professeur d’éducation artistique, écoles Européennes, Bruxelles
2018 – Professeur d’éducation socio-culturelle, Athénée Royal André Thomas, Bruxelles
2017 – Murale pour le Show-room de la société « Impasse de la Défense » ,Paris
2011-2012
-Professeur d’éducation artistique, Lycée Émile Max, Bruxelles
-Enseigne et commissionne l’exposition: « Paroles d’élèves hors des murs »,
Maison des Arts de Schaerbeek.
2009 – Murale pour le Show-room de la société « Impasse de la Défense » ,Paris
2007-2008
-Professeur d’art, Cours privé
-Préparation de dossier, cours de dessin et peinture en vue d’admission aux grandes écoles d’art.
2006 – Illustrations pour la revue Hermes-Fondation Sabino Arana, numéro historique (n° 20)
sur le thème du «Cessez le feu permanent de l’E.T.A.» Bilbao, Espagne
2005 – Murale pour la Maison de la Culture, Paramonga, Pérou
2004-2008
-Professeur d’art, Ecole d’art de Bayonne-Biarritz-Anglet
-Enseigne la peinture, théorie et pratique, aux élèves en préparation aux grandes écoles d’art.
-Enseigne modèle vivant et peinture pour adulte, ateliers avec une thématique et critique de groupe.
-Suivi des bacheliers en arts plastiques, élaboration de leur port folios, travail de critique et de
présentation orale des dossiers.
-Création d’un projet pédagogique pour le DNAP de Biarritz (école nationale d’arts appliqués), cours dedessin et couleur, construction des cours, théoriques et pratiques.
-Ateliers thématiques, dessin et peinture, à des élèves adolescents.
2003-2004 – Création, Montréal, Québec, Canada
2000-2001
-Professeur d’art bénévole (peinture et dessin, orphelinat «Los brasos»,
République dominicaine
– Professeur d’art, enseigne le dessin et la peinture, Paramunga, Pérou
1997 – Murale pour La Moquette, local de l’association « Les compagnons de la Nuit », Paris
1996 – Murale pour la Maison de la Culture de Paramonga, Pérou
2009-2010
Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, Master 2 à finalité spécialisée option dessin.
Mémoire : « Moite, moite, moite . Le cheveu comme support à la capillarité du songe. »
Thème de recherche: l’inconscient dans le processus de création.
1995-2001
Parsons School of Design-New School University, New York NY, USA
Bachelor of Fine Arts option peinture (BFA) 2001.
1996-1997
Stage de 6 mois à Paramonga au Pérou en cours de BFA
Enseigne en milieu indien. Participe à la création de la Maison de la Culture « Yachayhuasi » pour la promotion des arts et de la culture indienne.