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IL AURAIT ÉTÉ UNE FOIS.2

« Une enquête généalogique : non pas sur les hommes partis conquérir le monde, mais sur les femmes restées derrière eux. »

Un pantalon ayant appartenu à l’arrière-grand-père de l’artiste, officier britannique lié à l’Inde coloniale sous l’époque victorienne,
quitte progressivement son statut d’objet.
 
Dessiné à la pierre noire puis prolongé dans de vastes dessins au Bic 4 couleurs, il prend vie seul.
Il marche, cherche, traverse des espaces disproportionnés, comme habité par une mémoire qui le dépasse.
 
Au fil de la série, il rencontre GLORIA, femme-paysage fragmentée, autoportrait mouvant,
puis pénètre dans une immense armoire peuplée de robes suspendues, avant que ne surgisse l’ossature d’un cheval,
mémoire décomposée d’un empire
 

Vue d'ensemble de la série

GLORIA + PANTALON (cadre)

Au début de cette trajectoire apparaît une figure récurrente : Gloria.
Inspirée à l’origine par une figure de Tamara de Lempicka, elle devient peu à peu une présence autonome : une femme-paysage fragmentée, presque géologique, à la fois poupée, apparition sacrée et corps en décomposition lente.
 

LA CHUTE - Le pantalon bascule dans le monde des robes

C’est ici que la trajectoire bascule.

Le pantalon ne cherche plus un territoire.
Il cherche des robes.
Mais cette chute n’est pas une chute vers le sol.
C’est une chute inversée : comme si le corps tombait à l’intérieur de sa propre mémoire.
 
 
 
 
 
* Au fil de la série, il rencontre GLORIA, femme-paysage fragmentée, autoportrait mouvant,
puis pénètre dans une immense armoire peuplée de robes suspendues, avant que ne surgisse l’ossature d’un cheval,
mémoire décomposée d’un empire.
 

L'ARMOIRE ORGANIQUE

Les robes sont au coeur de la deuxième phase de la série.
Suspendues comme des peaux vides, elles révèlent progressivement une anatomie intérieure: Des structures osseuses, des carcasses animales, 
des formes quasi liturgiques.
Le bic 4 couleurs et le posca permettent à l’artiste de construire des masses d’ombre et de lumière par superposition obsessionnelle,
créant une matière presque tactile
 
 
 
 
Les étoffes deviennent des carcasses évoquant des formes de crucifixion sans corps humain.
Le vêtement n’était qu’une peau fragile posée sur l’attente, l’abandon et le silence.
 
 
 
 
 
 
 

Projet US.LESS

Exposition 'LENT DEHORS' Paris 2025

U.S. LESS explore la face nue du pouvoir américain – sa beauté factice, sa corruption intime, sa solitude. Inspirée par les affaires Trump–Epstein, l’œuvre confronte la violence du désir et la chute morale d’un empire à la lumière d’une pensée maternelle. Cette œuvre devient ici la mère absente d’une Amérique orpheline, celle qui rappelle que toute puissance sans attention à l’autre n’est qu’un désert spirituel.

 

La bannière étoilée se défait : ses étoiles sont des petites culottes tachées de rouge. Sur ces fragments d’intimité, des extraits de Simone Weil sont inscrits au stylo bille. La solennité du pouvoir s’y heurte à la nudité du corps : une prière muette pour la reconnaissance de l’humain derrière le symbole.

 

“L’attention est la forme la plus rare et la plus pure de la générosité”

“La force est ce qui fait de quiconque lui est soumis un objet”

“La justice consiste à reconnaître en autrui ce qui est sacré”

“Tout ce qui est vulnérable appelle une protection infinie”

Simone Weil

 

Trump’s gate / Epstein’s Yearbook (installation)

Emblème d’une nation qui se déchire.

Les étoiles sont remplacées par des corps intimes,

marqués, ensanglantés, suspendus dans le symbole.

L’intime devient la blessure politique.

 

Trump’s gate / Epstein’s Yearbook installation

L’image obscène d’une vue volée sous une jupe, — tirée d’un magazine érotique des années soixante-dix — nous confronte en tant que voyeurs à la question de savoir si, dans le cadre de ces “martyrs”, toute représentation n’est pas fondamentalement obscène, nous transformant tous, par ce regard, en voyeurs.

 

 

Trump’s gate / Epstein’s Yearbook installation

L’image obscène d’une vue volée sous une jupe, — tirée d’un magazine érotique des années soixante-dix — nous confronte en tant que voyeurs à la question de savoir si, dans le cadre de ces “martyrs”, toute représentation n’est pas fondamentalement obscène, nous transformant tous, par ce regard, en voyeurs.

 

 

 

L’approche cathartique de la peinture et du dessin caractérise la pratique d’Anne Beigbeder Sollis.

Elle nous accueille en nous plongeant dans un univers grotesquement désacralisant.

Dans son regard, dans sa salle de bal personnelle et déchaînée, se déforment icônes et portraits :

Un drapeau américain composé de sang et de lingerie de petite fille ; une statue de sainte-Brigitte,

amputée, muette, engloutie sous une tempête calcinante de pigments ; des figures juvéniles

non identifiées, rêves et promises à la scarification.

L’artiste franco-américaine, entre esprit de résistance et extase mortifère, offre une explosion de pulsions qu’elle observe dans le contexte sociopolitique actuel des États-Unis, de l’affaire Epstein à la banalisation de la violence quotidienne.

Aux yeux de Battiato, son trait agressif et déchirant serait sans doute rapproché des « rythmes obsessionnels des rites tribaux ».

Riccardo Coppola

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Les Vitres — Obstacle invisible

Des dessins a la pierre noire et à la peinture blanche saisissent l’instant où des oiseaux s’écrasent contre des vitres.

Leur envol brisé devient la métaphore d’une innocence percutée par des forces invisibles — les structures du pouvoir, du désir, du mensonge.

C’est le murmure des vies broyées par ce qu’elles ne voient pas.

 

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A propos

L’abandon, l’intuition et le mysticisme sont les outils privilégiés d’ Anne Beigbeder Sollis, se laissant émerger dans un univers plus profond, moins contrôlé. En choisissant le Bic 4 couleurs et en travaillant sur de grands formats Anne nous invite à porter un nouveau regard sur le quotidien. Elle sublime l’ordinaire en y révélant une complexité inattendue. Sa volonté de transcender la réalité, de la déconstruire pour en révéler les structures profondes, la dualité entre le besoin du réel et l’acte intuitif, l’aspect physique et méditatif de sa pratique, créent une tension fascinante . Le dessin devient écriture, et souligne l’aspect narratif et symbolique de son travail, chaque trait, chaque couleur, devient un mot dans une langue personnelle qu’elle invente. Cette fragilité apparente devient une source de force et de poésie.

Oeuvres

Pierre noire

Quand Anne Beigbeder Sollis veut consciemment quelque chose, elle ne l’obtient pas, en revanche, si elle se laisse porter, s’abandonner,  elle arrive à ses non-fins. Elle travaille ces moments d’absence mêlant intuition et mysticisme et transforme l’extraordinaire dans les choses ordinaires, la part infinie dans ce qui est censé être fini. Les thèmes sont plus Légers, son outil de travail aussi, elle adopte le bic 4 couleurs, Anne Beigbeder Sollis aime les grands formats composés de feuilles superposée et assemblée tel un puzzle, ou plutôt une déchirure, mais plus esthétique, fragilité mise à nue….   Plus on regarde, plus on voit.

Contact

Drarwin…

Contact: drarwinevolution@gmail.com